Mécontentement des catholiques anglophones après l’enlèvement et la libération d’un évêque.

 

Le 24 août Mgr George Nkuo, évêque de Kumbo, dans le nord-ouest du Cameroun, a été enlevé puis libéré par des individus armés se disant séparatistes.

Mécontentement des catholiques anglophones après l’enlèvement et la libération d’un évêque.

Dix jours après ces événements, les catholiques de Yaoundé originaires des régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest fustigent l'attitude des combattants sécessionnistes qui s'en prennent régulièrement au clergé catholique.

Le souvenir de l'enlèvement, le 24 août, de Mgr George Nkuo, évêque du diocèse de Kumbo, dans le Nord-Ouest, par les combattants séparatistes anglophones reste vif dans la mémoire des catholiques du Cameroun.


Ce jour-là, il était environ 9 heures quand Mgr George Nkuo, en visite pastorale entre les villages Sarkong et Wainamah dans son territoire diocésain, accompagné de prêtres et religieuses, a été intercepté par des assaillants armés. Seul l'évêque a été enlevé, le reste de la délégation a poursuivi son chemin.


Mgr Nkuo a ensuite été conduit dans un camp de séparatiste situé dans la localité de Kikaïkom, à une vingtaine de kilomètres de Kumbo.


Alertés par les sons de cloches de la cathédrale de Kumbo, les chrétiens de ce diocèse, encadrés par les prêtres ont décidé de se mettre en route pour libérer leur évêque. Arrivés à la localité de Nyaro, ces chrétiens en colère ont retrouvé Mgr Georges Nkuo transporté par un jeune homme en motocyclette. Après les avoir remerciés pour leur mobilisation, l'ordinaire de Kumbo s'est arrêté pour leur montrer non sans humour le poulet offert en cadeau par ses ravisseurs.


Mgr George Nkuo n'a pas souhaité révéler publiquement les conditions de son enlèvement. Cependant, sur les réseaux sociaux, un certain Mark Bareta, qui se présente comme communicateur d'une certaine République virtuelle d'Amazonie – dont les séparatistes se réclament – a indiqué « qu'il ne s'agissait pas d'un enlèvement ». « Les guerriers ont demandé à Mgr George Nkuo d'enlever les scellés qu'il avait apposés sur les portes d'une église après le rapt il y a deux semaines de deux prêtres. Ensuite les ravisseurs ont demandé à l'évêque de les bénir pour la protection qu'ils accordent à la population. »


La colère des anglophones de Yaoundé


Dans le diocèse de Yaoundé où vit une importante communauté catholique originaire du Nord-Ouest et du Sud-Ouest, l'émotion est forte comme l'explique Christian Morfor de la paroisse anglophone Saint Joseph Mvog-Ada : « Il n'est pas acceptable que des sécessionnistes mettent Mgr George Nkuo, qui est un pasteur admirable, dans leur business de guerre. Nous ne pouvons pas tolérer ce genre d'attitude. L'Église catholique, notamment les évêques catholiques des diocèses du Nord-Ouest et du Sud-Ouest du Cameroun est de plus en plus prise pour cible tout comme ses prêtres. Il faut que cela s'arrête. » Même attitude pour Yvan Tatikom, chrétien catholique de la même paroisse anglophone Saint Joseph de Mvog-Ada. « Pour la libération de Mgr George Nkuo, nous avons fait dire une messe d'action de grâce. Toutefois, nous demandons fermement aux séparatistes de cesser de s'attaquer à nos évêques et aux prêtres. »


Du côté de la paroisse catholique d'Etoug Ebe à Yaoundé où vit aussi une importante communauté anglophone, on a longuement parlé, dimanche 1er septembre de l'enlèvement et de la libération de l'évêque de Kumbo. Notamment au sein de la très influente Women catholic association (association des femmes catholiques). « Nous voulons dire à ces personnes qui mettent en danger la vie de nos évêques et de nos prêtres pour leurs ambitions séparatistes, qu'il est temps d'arrêter cela et de changer radicalement d'attitude », s'est indignée Elisabeth Njualom militante de l'association.


Mgr George Nkuo, est le troisième évêque anglophone à être enlevé puis libéré par les séparatistes anglophones du Cameroun. Le 5 décembre 2018, Mgr Michaël Bibi, évêque auxiliaire de Bamenda, dans le nord-ouest a été enlevé puis libéré. Quelques mois plus tard, le 25 juin, c'était l'archevêque métropolitain de Bamenda, Mgr Cornelius Fontem Esua qui avait été enlevé puis relâché. Le 23 novembre 2018, des missionnaires claretains et leur chauffeur avaient été enlevés et torturés par les séparatistes.


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